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Q, fondateur du mouvement QAnon, potentiellement démasqué par le Machine Learning et l’IA.

Des chercheurs français et suisse auraient potentiellement démasqué Q en analysant ses messages publiés sur des forums grâce à la stylométrie, un processus qui décrit les propriétés stylistiques d’un texte. Après avoir identifié deux rédacteurs distincts il y a un an, les chercheurs auraient maintenant des noms. 

Le Machine Learning et L’Intelligence Artificielle ont décidément bien des utilités. Depuis plus d’un an, deux équipes de chercheurs, l’une française et l’autre suisse, analysent les posts de Q sur le forum 8chan. Après avoir déterminé que deux personnes étaient à l’origine de ces posts, les équipes de linguistes médico-légaux ont publié un rapport conséquent, repris dans le New York Times ce weekend.  Selon ce dernier, les postes de Q auraient été rédigés avec quasi-certitude par Paul Furber et Ron Watkins. Le premier, développeur de logiciels, de nationalité sud-africaine à été l’un des premiers à attirer l’attention sur la théorie du complot. Le deuxième est candidat de l’État d’Arizona au congrès américain.  

Deux méthodes de recherches différentes pour un même résultat

Les chercheurs suisses et français ont utilisé des méthodologies différentes pour arriver à cette même conclusion. Les suisses de la startup OrphAnalytics, a utilisé un logiciel pour décomposer les messages postés par Q en modèles de séquences à trois caractères. Ils ont ensuite comparé la fréquence de répétition de ces séquences, entre différents posts.  L’équipe française, quant à elle, a entraîné une IA pour rechercher des modèles dans l’écriture de Q.

Les deux techniques relèvent globalement d’une approche connue sous le nom de stylométrie qui vise à analyser l’écriture d’une manière mesurable, cohérente et reproductible. La stylométrie est régulièrement utilisée dans les affaires de crimes. Dans les années 80, la justice française l’a notamment utilisé pour tenter de démasquer le Corbeau dans l’affaire du petit Grégory. 

Les chercheurs français, Florian Cafiero et Jean-Baptiste Camps, affirment que leur logiciel a correctement identifié l’écriture de Furber dans 98 % et celle de Watkins dans 99% des expériences. « Au début, la plupart du texte venait de Furber« , explique Florian Cafiero. « Mais la signature de Ron Watkins a augmenté au cours des premiers mois alors que Paul Furber a diminué puis a complètement chuté.« 

“Je ne suis pas Q”, pour les concernés l’IA et le ML se sont trompés

Furber et Watkins nient totalement toute responsabilité. « Je ne suis pas Q« , affirmait ce dernier au New York Times. Furber, quant à lui, dit avoir été influencé par les messages de Q et a de lui même modifié son style rédactionnel. Une chose  « invraisemblable » selon les chercheurs. Q de son côté n’a pas tweeté depuis fin 2020, le complotisme lui pourtant est toujours bien présent sur les réseaux sociaux. 

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